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Prestation

Évaluation des risques chimiques

Inventaire des produits, analyse des fiches de données de sécurité et hiérarchisation des risques avec l'outil SEIRICH de l'INRS.

Les produits chimiques sont le risque le plus systématiquement sous-évalué en PME, parce qu'il est invisible et différé : personne ne se blesse en ouvrant un bidon, les effets apparaissent des années plus tard. Or la réglementation est ici parmi les plus exigeantes du Code du travail, et un inventaire de produits n'est pas une évaluation des risques. Je conduis la démarche complète, du recensement des contenants jusqu'au plan de substitution.

En bref

Qui est concerné
Toute entreprise utilisant ou stockant des produits chimiques
Base réglementaire
Art. R4412-1 et suivants du Code du travail
Outil utilisé
SEIRICH, développé par l'INRS et la Direction générale du travail
Cas particulier
Agents CMR : obligations renforcées de substitution et de traçabilité
Ordre de grandeur
1 à 3 jours selon le nombre de produits et d'ateliers

Une obligation distincte du DUERP

Les articles R4412-1 et suivants du Code du travail imposent une évaluation spécifique du risque chimique, qui vient s'ajouter à l'évaluation générale des risques. Elle doit porter sur les propriétés dangereuses des produits, les conditions réelles d'exposition, les quantités mises en œuvre, la fréquence et la durée des tâches, ainsi que sur l'efficacité des mesures de prévention déjà en place.

Un régime renforcé s'applique aux agents cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction. Pour ces produits, la substitution par un agent moins dangereux n'est pas une recommandation mais une obligation lorsqu'elle est techniquement possible, et l'employeur doit tenir à jour la liste des travailleurs exposés.

Les résultats de cette évaluation sont ensuite intégrés au document unique. C'est pour cette raison que je conduis fréquemment les deux démarches ensemble, ou l'évaluation chimique juste après le DUERP.

Le recensement, cette étape que tout le monde bâcle

Un inventaire fiable ne se fait pas depuis le catalogue de votre fournisseur. Il se fait en ouvrant les armoires, les locaux techniques et les ateliers, parce que les produits problématiques sont presque toujours ceux que personne n'a déclarés : le bidon de dégraissant acheté en grande surface, le reste d'un chantier, le contenant reconditionné dont l'étiquette d'origine a disparu.

Chaque produit identifié est rapproché de sa fiche de données de sécurité. Ces fiches, exigées par le règlement REACH, sont fournies par le fournisseur mais doivent être à jour et disponibles pour les salariés. Je vérifie leur validité, complète celles qui manquent et traduis leurs mentions de danger — la classification CLP — en risques concrets pour vos postes de travail.

SEIRICH et la hiérarchisation des risques

SEIRICH est l'outil de référence développé par l'INRS avec la Direction générale du travail et les organisations professionnelles. Il permet de hiérarchiser les risques par famille — inhalation, contact cutané, incendie, environnement — et de produire une cartographie exploitable plutôt qu'une liste indifférenciée.

L'intérêt de cet outil pour vous n'est pas technique, il est pratique : il donne une base objective pour arbitrer. Sur trente produits recensés, il est fréquent que trois concentrent l'essentiel du risque. C'est là que vos moyens doivent aller en priorité, et c'est ce que la cartographie permet de démontrer, y compris devant un CSE ou un contrôleur.

Des mesures de prévention dans le bon ordre

Les principes généraux de prévention imposent une hiérarchie que la pratique inverse trop souvent, en distribuant des équipements de protection individuelle avant d'avoir cherché à supprimer le danger. Je reprends systématiquement cet ordre.

  • Substitution

    Remplacer le produit dangereux par un produit qui l'est moins, à performance équivalente. C'est la seule mesure qui supprime réellement le risque.

  • Protection collective

    Captage à la source, ventilation des locaux, vases clos, automatisation du transvasement, réorganisation du stockage et des incompatibilités.

  • Organisation du travail

    Réduction des durées d'exposition, limitation du nombre de personnes exposées, procédures de nettoyage et gestion des déchets chimiques.

  • Protection individuelle

    En dernier recours : choix des gants selon le temps de perméation réel du produit, protection respiratoire adaptée, et surtout formation à leur usage.

Information et sensibilisation des équipes

Une évaluation qui reste dans un classeur ne protège personne. L'employeur doit informer les travailleurs des risques et des mesures à respecter, notamment par des notices de poste précisant les règles applicables à chaque situation de travail.

J'anime des sensibilisations courtes et concrètes, directement sur vos produits et vos postes : lecture des pictogrammes de danger, comprendre une fiche de données de sécurité, réflexes en cas de projection ou de déversement, règles de stockage et d'incompatibilité. Il s'agit de sensibilisation intégrée à la mission, et non de formation certifiante.

Livrables

Ce que vous recevez à l'issue de la mission

  • L'inventaire complet et à jour des produits chimiques présents
  • Les fiches de données de sécurité rassemblées et vérifiées
  • L'évaluation SEIRICH et la cartographie des risques par famille
  • Un plan d'actions priorisé, incluant les pistes de substitution
  • Les notices de poste pour les postes exposés
  • Un support de sensibilisation adapté à vos produits
Déroulé

Comment se déroule la mission

  1. 01

    Cadrage

    Périmètre concerné, nombre approximatif de produits, ateliers à couvrir.

  2. 02

    Recensement sur site

    Ouverture des lieux de stockage, relevé des contenants, observation des tâches exposantes.

  3. 03

    Évaluation SEIRICH

    Analyse des FDS, saisie et hiérarchisation des risques par famille.

  4. 04

    Restitution et sensibilisation

    Présentation de la cartographie, du plan d'actions, et sensibilisation des équipes concernées.

Questions fréquentes

Risques chimiques : ce qu'on me demande le plus

Je n'utilise que des produits d'entretien courants, suis-je concerné ?

Oui. L'obligation d'évaluation ne dépend pas de la nature « industrielle » des produits mais de leur classification de danger. Des produits de nettoyage professionnels, un désinfectant ou un dégraissant relèvent pleinement de la réglementation, et les mélanges accidentels — javel et détartrant par exemple — provoquent chaque année des intoxications en restauration et en collectivité.

Faut-il refaire l'évaluation à chaque nouveau produit ?

Il faut la mettre à jour, ce qui est beaucoup plus léger si la méthode est en place. C'est précisément pourquoi je vous remets un fichier exploitable et la méthode associée : l'ajout d'un produit devient une opération de quelques minutes, pas une nouvelle mission.

Quelle est la différence entre une FDS et une notice de poste ?

La fiche de données de sécurité est un document du fournisseur, technique et générique, qui décrit le produit. La notice de poste est un document que l'employeur rédige : elle traduit ces informations en consignes concrètes pour un poste de travail donné, dans votre contexte. La première ne dispense jamais de la seconde.

D'autres questions ? Consultez la FAQ générale.

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